Thursday, December 15, 2005

Osti de Criss, va don' t'crosser avec une Pognée de Braquette Tabarnak' !

L'heure du départ a sonné pour moi... après 4 mois IN-CRO-YABLES... au passage merci à Fischer et Cado... Il est donc temps pour moi de rendre hommage à ma terre d'accueil, parce que le Québec, vous l'ignorez certainement, ce n'est pas que le sirop d'érable, la poutine ou des hivers à - 35°C ... Mais c'est surtout à ses habitants que je veux ici rendre hommage...
Avant d'arriver ici, pour moi un québécois, c'était un bûcheron avec une chemise à carreaux rouges, avec une tuque fourrée, qui place des "tabarnak" à la fin de toutes ses phrases... Mais j'etais bien loin d'imaginer ce que pouvaient bien signifier ces jurons.. alors pour vous, j'ai mené l'enquête: après 4 mois d'observation patiente à apprivoiser la bête (j'ai même eu la chance de vivre avec une specimen Beauceron avec des gros lolos...hihihi).. je vous livre maintenant mes quelques conclusions...

Vous avez peut-être remarqué que lorsqu'un québécois insulte un autre québécois, ou bien quand il renverse sa tasse de café, ou encore quand il se fait tomber une bûche sur le pieds, il utilise des jurons religieux. D'ailleurs, Les québécois ne "jurent" pas comme chez nous, mais ils "sacrent". Ainsi, alors que nous utilisons nous autres français des "putain" et des "merde" à n'en plus finir, les québécois eux scandent des "osti" (ostie), des "criss" (christ), des " caliss" (calice) et des "tabarnak" (tabernacle) quand ils sont en pétard, ou quand ils veulent vous insulter. Mais attention, il existe un code d'utilisation de ces "sacres". Comme l'explique le professeur Birch spécialiste en sciences du language grossier à la "Lamberian School of Lauzon", " t'as toujours besoin d'un marqueur". Ainsi, "osti", "calisse" et "criss" fonctionnent comme des marqueurs au sein de l'insulte: par exemple: "osti de sans-dessin", "caliss de cave", ou encore "criss d'épais" (tous ces sacres ayant pour équivalent en juron français quelque chose comme " putain d'imbécile"). D'autre part, on ne peut placer ces sacres à n'importe quelle place. Si "osti", "caliss" et "criss" se placent plutôt en début de phrase, "tabarnak" ou "ciboire" sont plutôt utilisés en fin de phrase, pour insister et appuyer le juron... heu pardon le sacre... Il existe bien des jurons québécois qui n'ont pas de connotation religieuse, mais ces derniers sont la plupart du temps utilisés avec les "marqueurs", exemple: "osti de trou du cul". Mention spéciale pour le "Osti, va te crosser avec une pognée de braquette tabarnak ! " qui signifie "va te branler connard"...

Mais Pourquoi donc les québécois utilisent-ils des jurons à caractère religieux... réponse avec le professeur Birch: "probablement parce que la religion était très forte dans les années 60. Elle avait un pouvoir de décision sur le vote électoral, elle pouvait demander à une famille d'avoir plus d'enfant par exemple. C'était le mélange politco-religieux. On s'en sert probablement en réaction à cette oppression". Réponse tout à fait pertinente quand on sait que le l'Eglise catholique était excessivement forte (aussi influente qu'elle l'a été par exemple en Europe sous la Renaissance !!!) encore au début du siècle, et n'a véritablement perdu de son influence qu'à la fin des années 50, lors de la Révolution Tranquille.

Mais ne nous y trompons pas... car si pour nous français ces jurons font parfois sourire, ils sont de vraies insultes pour un québécois qui si vous passez à l'acte n'hésitera pas à vous "pognerl'cul osti de ciboire !!!! "

Thursday, November 24, 2005

"I love New York"...

Je voulais quand même vous faire profiter de mon week end à New York en vous présentant quelques photos... Il ne me reste que quelques semaines avant mon retour en France, alors les commentaires seront courts, parce que je compte bien profiter de mes derniers jours à Montréal... Alors profiter de ces quelques images... je vous dit à bientôt.. et j'en profite aussi pour souhaiter encore un joyeux anniversaire à mon ptit tôt que j'aime fort et qui me manque...

Vue de Manhattan, sous le Brooklyn bridge.. temps magnifique, soleil et chaleuuuuuuuuuur... on peut voir en second plan le quartier de Wall street, avec des buildings (les skyscrapers)...

Et puis plus loin, le trou béant de Ground zero... les gens continuent de s'y recueillir... certains pleurent, d'autres comme moi en profitent pour prendre en photo les gens qui pleurent (je sais c pathétique, mais c purement journalistique !!!)... très émouvant... snif snif

La vue magique du haut de l'empire state building sur Manhattan...

Et enfin, le coeur fluorescent et hallucinant de Time Square... avec sa foule, ses néons, le défilement des cours de la bourse, à coups de flash publicitaires.... le coeur du capitalisme triomphant... ça en met plein la vue...
Pour le reste, je vous raconterai... je suis tombée amoureuse de cette ville qui bouge qui bouge qui bouge...
A très vite

Tuesday, November 15, 2005

Madonna in the club again


Même à 47 ans, Madonna continuera toujours de nous étonner. Avec Confessions on the dancefloor, son nouvel album, la madone nous offre encore un nouveau visage, et un nouveau style de musique.
Si vous pensez que son nouvel album est la simple reprise de 12 titres, laissez moi vous dire que vous vous trompez. Madonna invente encore un nouveau concept musical. Au lieu de faire ce que tout le monde fait, c'est à dire reprendre bêtement un tube que l'on a parfois oublié, Madonna s'inspire d'un rythme, d'un instrument, d'un refrain, ou même d'un choeur d'une chanson connue, pour en créer une autre de toute pièce. Et le résultat est surprenant. Et si en écoutant son premier single Hung up on devine facilement de quelle refrain musical célèbre s'inspire la reine de la pop, les autres chansons sont de véritables énigmes. Dans Let it will be par exemple, on entend à peine un choeur qui etonne le refrain de Let it be des Beatles...
Tout ça pour vous dire que Confessions on the dancefloor est encore une pure merveille musicale, et une bombe pour les clubbers, et la clubbeuse que je suis. C'est un peu comme dans la pub de coca cola lorsque le coca semble faire "mover" ton corps malgré toi... c'est un mélange de pop, de dance et de disco qui donne vraiment envie d'enflammer le dancefloor et qui fait l'effet d'un "san salvador"!!!
Petit supplément : le nouvel album de Madonna donne des "good vibes", et propose un pur son de soirée de nimp'... ;°)

Saturday, November 12, 2005

Une erreur de jeunesse


En étudiant de plus près la vie politique québécoise, je me suis rendue compte que les québécois étaient les gens les plus tolérants qu'il soit ! pour vous expliquer cela, je vais expliquer vite fait l'actualité politique au Québec.
Je ne sais pas si vous le savez déjà, mais le Québec a vocation à devenir indépendant. Un referundum pour l'indépendance du Québec a été soumis au peuple québécois en 1995, et a été refusé à 51%... c'est presque Maastricht! 10 ans plus tard, selon les sondages, un peu plus de 54% de cette même population serait favorable à l'indépendance. Or c'est le Parti Québecois ( et oui le "PQ", ne riez pas bêtement comme je l'ai fait lors de mon premier cours de politique...) qui a l'initiative du referundum. Le PQ fonctionne à peu près comme nos partis politiques, sauf que ce sont les membres du parti (tous les membres, même l'étudiant qui a payé 10 dollar pour sa carte de membre) qui élisent un "chef". La course à la chefferie du PQ a lieu en ce moment.
André boisclair (cf: photo) est le candidat le plus populaire. Il est jeune, il est beau et il est homosexuel. Mais André Boisclair est rattrapé par son passé. En septembre dernier, les médias ont eu vent d'une rumeur qui circulait au sein du PQ, selon laquelle monsieur Boisclair aurait consommé de la cocaïne PENDANT son mandat de ministre... l'affaire a fait la Une de tous les quotidiens, et André a fait ses excuses publiques, en avouant avoir en effet comis une "erreur de jeunesse":
"Oui, il m'est arrivé de consommer. Je ne peux pas être plus clair que ça. Je vois la spirale dans laquelle on veut m'entraîner. Après ça, ça sera combien de fois, avec qui, dans quelles circonstances, à quelle date, dans quel lieu et à quel moment ? On peut-tu passer à autre chose ? Qu'est-ce que vous voulez de plus de moi qu'un aveu ?"
Je me suis demandée comment aurait-on réagi en France. Mitterand a fait scandale avec sa fille Mazarine, Delanoë a avoué son homosexualité, Jospin a avoué son passé trotskiste... Mais rien d'illégal dans tout ça! Bon ok, il y a eu Kouchner qui a avoué chez Ardisson avoir fumé quelques pétards dans sa jeunesse, mais Boisclair, lui, a consomé de la coke pendant son mandat...
Or quelle a été la réaction des québécois: la popularité de Boisclair n'a pas baissé, et elle a même augmenté pendant l'éclatement de l'affaire pour finir par se stabiliser aujourd'hui!!! Pourquoi? parce que les québécois sont des gens ultra tolérants. On m'a même expliqué que la plupart du temps, les québécois aiment soutenir et encourager les "loosers". Par exemple René Lévesque, grande figure de l'histoire politique du Québec, fondateur du PQ, a oeuvré toute sa vie durant pour la cause souverainiste. En 1980, losqu'il lance le referundum il essuie une lourde défaite contre Pierre Eliott Trudeau (autre grande figure politique du Canada) qui le désavouera et le fera sombrer dans la depression. Pourtant, aujourd'hui, René Levesque est une des figures les plus populaires au Québec. C'est pareil au hockey: on pourrait croire que le joueur le plus populaire est celui qui marque le plus de buts... et bien non, le joueur le plus populaire est Steeve Bégin, un joueur qui ne met pas beaucoup de buts mais qui "travaille la rondelle" comme il faut... C'est ça la popularité du looser...
Mais de manière générale, la société québecoise est une société très tolérante qui préfère voter pour une personne qui sait profiter de la vie, quitte à fumer quelques pétards, plutot que pour une personne qui ne leur ressemble pas...
Oh et puis merde! c'est presque des idées de gauche ce que je suis en train d'écrire...

Friday, November 11, 2005

Le Frigo Imaginaire...



Tant de choses nous manquent quand on part loin de son pays... Il y a bien sûr la famille, les amis, les petits bouts et les bibounes... mais il existe un autre manque, éprouvé par notre estomac à chaque fois qu'il se tord de douleur pour assimiler les morceaux de poisson crus, les nachos ultra épicés, les fish & chips transpirant l'huile, ou encore les bagels lourds comme des pneus...

Nostalgique, il se prête alors à rêver à des temps anciens où digérer était un plaisir...
Hummm!!! la bonne charcutaille, le bon jésus, le bayonne, le blanc, le cru et bien sûr le "corsé" (petit jeu de mot pour le "Lonz"), avec un peu de beurre...

Hummm!!! les bonnes ravioles fondantes, avec un filet d'huile d'olive et du sel de guérande....

Hummm!!! le bon boudin aux pommes du mardi soir...

Hummm!!! le bon pain, le vrai pain... "notre" baguette frenchy et sa mie légère...

Et Hummm aussi les escalopes à la crême de mon petit bos, le couscous d'automne de la moelleuse, le tout agrémenté d'un bon petit Tariquet...

Allez, j'arrête de rêver et je file au BK déguster un whopper...